Atlas
Un jeu de planètes dans le navigateur, pour apprendre la géographie et les écosystèmes, qui se joue avec un code de classe.
Ce que c’est
Atlas est un jeu de planètes qui se joue dans le navigateur, à l’adresse planetes.atecher.org. Chaque élève de 10 à 14 ans y crée sa propre planète : elle prend forme sous le pinceau, avec ses terres, ses reliefs et ses rivières, puis se peuple d’espèces. Le jeu sert deux programmes, la géographie (lire et faire une carte) et les sciences de la vie et de la Terre (le climat, les écosystèmes). On y entre avec un code de classe, sans compte ni vrai nom. Mes élèves y jouent en classe.
Les élèves le connaissent encore sous le nom d’Atelier des planètes, et Atlas est le nom sous lequel je le fais évoluer.
Comment ça marche
La planète est une grille que la simulation fait vivre. La température dépend de la latitude et de l’altitude, la pluie et les saisons suivent, les rivières découlent du relief, et les proies et les prédateurs s’équilibrent ou non. Une espèce n’arrive que lorsque son habitat lui convient, puis rejoint le carnet du naturaliste. Le temps avance à la demande, sans minuterie, et une erreur a des conséquences dans le monde plutôt qu’un refus à l’écran. On retrouve sa planète avec le code de classe et quatre symboles, car les postes de la salle effacent la mémoire du navigateur au démarrage.
Le client est en JavaScript, sans dépendance au moment de l’exécution, et chaque modification est enregistrée par un serveur Node qui conserve toutes les versions. L’ensemble est hébergé sur Vercel. Je porte aujourd’hui le jeu sur mon propre moteur, écrit en Rust : les calculs de la simulation doivent d’abord y reproduire à l’identique ceux de la version actuelle, et l’aspect de la planète ne se retravaille qu’ensuite.
Pourquoi il existe
Mes élèves aiment peindre et placer des créatures, mais ils brûlent les étapes et se perdent. J’ai donc déplacé l’apprentissage dans le jouet : les espèces arrivent quand l’habitat convient, des visiteurs remplacent la liste de tâches, et les planètes des camarades se visitent en lecture seule. Je voulais un jeu calme et créatif, sans événement qui interrompe sans cesse. Un volcan que l’on a soulevé finit par entrer en éruption, et rien n’arrive sans une action de la personne qui joue.
Chaque époque propose un nombre à faire monter, et plus il monte, meilleure est la planète : variété des habitats, biodiversité, bien-être rapporté à l’empreinte. Ce n’est jamais une réserve de ressources. Les choix technologiques s’excluent, et le chemin que l’on n’a pas pris reste « l’autre chemin », jamais un échec. Les récompenses se voient dans la galerie de la classe et ne sont jamais classées.