La classe inclusive
Postes, console de supervision et cloud pour les écoles qui accueillent des élèves , ou , tels qu’ils tournent dans ma classe.
Ce que c’est
C’est le dispositif de ma classe à l’école Edeys, au Haillan, que je propose à d’autres établissements qui accueillent des élèves dys, TDAH ou TSA. Il tient en trois parties devant la classe : des postes pensés pour ces élèves, la console de supervision de l’enseignant et une application de classe qui fonctionne hors connexion. Derrière eux se trouve le cloud de l’école. Le dispositif tourne chaque jour dans ma classe.
Je l’installe, je l’administre à distance et je forme l’équipe à s’en servir. Le parc se compose d’ordinateurs portables sous Ubuntu, répartis par salle. Le cloud de l’école est hébergé en Allemagne : fichiers et bureautique en ligne sur OpenCloud, annuaire et connexion sur Keycloak, sauvegardes chiffrées chaque nuit avec BorgBackup.
Comment ça marche
L’élève se connecte d’abord, puis tout passe par une seule entrée, Accueil, qui remplace le bureau et réunit ses applications et ses sites. Le poste offre le moins d’options possible, avec un texte agrandi et une police adaptée à la dyslexie dès le départ. Il lit les textes à voix haute en français, propose des tutoriels intégrés, et ouvre les PDF dans Okular, dont les outils d’annotation ont été choisis avec l’ergothérapeute de l’école.
Le travail s’enregistre seul, avec un historique des versions, dans des tiroirs : Prendre pour ce que l’enseignant dépose, Garder pour ce que l’élève produit, Rendre pour ce qu’il remet. Un poste ne redémarre jamais devant un élève, et « J’ai fini » enregistre tout puis éteint. Depuis la console, je vois l’écran de chaque poste, et la configuration se réapplique d’elle-même trois fois par jour, d’abord sur un seul poste d’essai.
Pourquoi il existe
Le besoin vient de ma classe. Des élèves dys, TDAH ou TSA, dont beaucoup découvrent l’ordinateur, se perdent dans les options dont ils n’ont pas besoin, et chaque redémarrage coûte du temps de cours. Je retire donc avant d’ajouter, et je me demande d’abord si l’élève peut ne pas voir ce qui est affiché.
Une question de recherche reste ouverte : un poste qui en fait moins rend-il les élèves plus autonomes ? Aujourd’hui, je le juge à ce que j’observe en classe, et ces observations de praticien ne sont pas des mesures. Pour la supervision, j’ai corrigé en amont dans Veyon deux défauts de la supervision sous Wayland, plutôt que de contourner l’outil.