L’informatique d’une école
L’informatique de l’école Edeys, confiée par l’association TousDys : un cloud décrit en code, des sauvegardes chiffrées et un parc de postes en classe.
Ce que c’est
Depuis juillet 2026, l’association TousDys, qui porte l’école Edeys au Haillan, m’a confié son informatique. C’est l’informatique d’une école entière que je conçois, livre et exploite : le stockage et la bureautique en ligne de l’équipe, l’annuaire et l’authentification, les sauvegardes, et les postes des élèves en salle de classe.
Comment ça marche
Le cloud tourne sur une machine Hetzner décrite en OpenTofu. OpenCloud y gère les fichiers, les agendas et les contacts, Keycloak au-dessus d’un annuaire LDAP gère l’authentification, et Collabora ouvre les documents dans le navigateur. Les comptes et les contenus de l’ancienne plateforme y ont été migrés puis vérifiés par empreinte, au cours d’une bascule de quatre jours en septembre 2026. Une sauvegarde chiffrée avec BorgBackup part chaque nuit, et un fichier restauré depuis la toute première correspondait octet pour octet à l’original.
L’état de l’ensemble tient dans un registre unique, des fichiers YAML validés dont la carte de l’infrastructure est générée par un programme. Une ligne « en service » doit porter la date de sa mesure et son auteur, et la vérification échoue si la carte diverge du registre. En classe, un parc de postes Ubuntu s’administre avec Ansible et se reconfigure de lui-même trois fois par jour, avec des sessions d’élèves protégées, des secrets chiffrés avec et un réseau privé Tailscale.
Pourquoi il existe
L’audit a d’abord montré que l’hébergement en place ne permettait pas de tester une restauration, et une sauvegarde qu’on ne peut pas rejouer reste une hypothèse. C’est pour cela que la plateforme a été reconstruite en code plutôt que reprise telle quelle. Le registre répond à un autre constat : le même fait avait fini par vivre dans six documents, et la carte de l’infrastructure se contredisait elle-même. Il n’y a désormais qu’un endroit où lire ce qui tourne.
Le chantier n’est pas fini. Le registre de l’école note ce qui reste à faire : une restauration complète de la machine et une seconde copie hors du fournisseur.